Chapitre 10
- C'est bon, se soulagea Sakura, l'Akatsuki relâche sa surveillance sur Itachi.
- Hum, répondis-je, il m'a aussi passé le message.
- Faire croire qu'il était pour ma mort, l'a sûrement beaucoup aidé...
- Sans doute, confirmai-je en lui caressant son dos nu.
- Tu penses qu'on pourrait le sortir de là ? Ils ne savent pas qu'il n'en a plus pour longtemps, et je crois qu'il serait heureux d'être prêt de toi avant de repartir, proposa-elle en relevant sa tête posée sur mon torse.
- Je voudrais qu'il soit avec nous, mais si on lui dit de rentrer, et que nous pouvons encore avoir un renseignement pour dissoudre l'Akatsuki, alors je ne peux pas... puis je ne peux pas non plus négliger la possibilité qu'Itachi est eu de mauvaises infos, lui expliquai-je en passant ma main dans le bas de son dos.
- Hum, il est coincé... conclu-t-elle tristement en replaçant sa tête sur le haut de mon corps et en dessinant les contours de mes abdominaux.
- Il est quelle heure ? Demandai-je en passant ma main libre sur son ventre.
- Six heures... Tu as remarqué ?
- Remarqué quoi ?
- Qu'enfin de compte, on pense toujours à l'Akatsuki.
- On a fait ça pour moins y penser, avisai-je, mais ça ne marche pas apparemment.
Pour ceux qui se demandent ce qui se passe exactement à cet instant précis : vous avez loupé l'épisode d'une nuit. Je suis allongé, nu, au milieu de mon lit, Sakura en parti étendue sur moi, et aussi un peu habillée que moi, sa tête sur mon torse et sa jambe droite sur une partie où je peux craindre le faux mouvement.
- Courte nuit, souffla-t-elle.
- Pas de nuit du tout tu veux dire, t'es endurante, plaisantai-je.
- Je vais prendre ça comme un compliment, rigola-t-elle, que je te retourne d'ailleurs.
- S'en est un. Tu sais, commençai-je en passant ma main dans ses cheveux, j'ai toujours couché avec Karin pour penser à autre chose qu'à cette guerre...
- Pareil pour moi avec Itachi, enfin j'avais aussi la raison de la surveillance sur le dos.
- N'empêche... je regrette, laissai-je échapper.
- Tu regrettes ?
- Oui, toi, je ne sais pas. À force d'être avec une personne les sentiments évoluent donc...
- Depuis quand es-tu aussi philosophique sur les rapports humains ? S'amusa-t-elle en descendant sa main vers ma hanche et sa propre cuisse.
- J'ai pas mal réfléchis depuis que tu es revenue.
- Et donc, ta nouvelle façon de voir les choses, te fais regretter cette nuit.
Je restai silencieux. Chaque nuit que j'ai pu passé avec Karin, je les regrettais, mais pour une fois, cette fois-ci...
- Non, et toi ?
- Non plus, mais pourquoi faut-il que dès qu'on s'arrête, on reparle de faire couler l'Akatsuki, je voudrais l'oublier un peu, même si ce n'est qu'une minute, avoua-t-elle.
- T'y a quand même penser pendant ? Me surpris-je. Même à ce moment-là ?
Si Suijetsu avait une remarque à faire à cet instant, il dirait que ma virilité en avait pris un coup. En même temps, je n'arrive pas à m'empêcher de penser à cette organisation, tout comme elle, vu que j'y l'ai envoyé, et qu'Itachi est obligé d'y rester coincé pour éviter de faire sauter sa couverture si on a encore besoin de lui, sans oublier que Naruto est en danger parce qu'il est le jinchuuriki de Kyubi, mais aussi car tous les villages cachés risquent d'être diriger par ce groupe si nous échouons.
- Sasuke ? Pourquoi es-tu silencieux ? Ne dis pas que je suis la seule, s'étonna-t-elle en posant tout son corps sur le mien et mettant son visage juste au dessus du mien.
- Non, ça me hante. J'y pensais justement.
Elle baissa la tête, et m'embrassa langoureusement. Je fis remonter mes mains du bas de son dos jusqu'au haut. Elle stoppa le baiser pour me dire :
- Et là ? En tout cas, moi, ça ne marche pas...
Je la fis se retourner pour me retrouver au-dessus d'elle et lui susurrai-je à l'oreille :
- Laisse-moi faire...
- Je serai le cerf-volant, et toi celui qui le dirige ?
- T'as toujours préféré les métaphores, souris-je avant de mettre ma tête dans son cou.
- On a rendez-vous avec Gaara et les autres à sept heures...
- Et bien, ils nous excuseront du retard, continuai-je en commençant à embrasser son ventre.
Il était huit heures dans le bureau du Kazekage, ce dernier ainsi que les trois membres de la Hebi, Karin, Suijetsu et Juugo étaient présents. Les deux plus calmes se trouvaient près d'une fenêtre ouverte, un autre s'était assis sur le meuble de travail de Gaara et la dernière tournait en rond au centre de la pièce.
- Mais qu'est-ce qu'ils font ? S'énerva-t-elle.
- Je pense avoir une idée, titilla l'homme eau, mais je doute qu'elle te plaise !
- Oh ! Alors toi, gueule d'anchois, te la ramène pas !
- Tu m'as traité de quoi, laideur ambulante ? S'agaça-t-il en approchant d'elle.
- De gueule d'anchois ! Pauvre mollusque ! Cria la brune.
- C'est bien, pour aller chercher tout ça t'es allée voir dans le dictionnaire, se moqua-t-il, mais non, impossible, il faudrait déjà que tu saches lire !
Suijetsu explosa de rire en voyant l'air outré de sa coéquipière, puis celle-ci lui donna un coup de poing dans sa tête qui se transforma en eau sur l'effet de l'impact.
- De un : je sais lire ! De deux : tu me traites encore une fois de laideur ambulante, et je me plains à Sasuke ! Et de trois : Sasuke ne couche qu'avec moi, compris !
- Ouais, mais bon, il est en retard et c'est pas dans ses habitudes, et je me souviens que dès qu'il avait un rendez-vous, et qu'il t'allongeait, il était toujours à l'heure, voir même en avance, rigola-t-il en se tordant.
- Suijetsu, tu ! Tu !
- Je ?
- Tu me fais chier !
- C'est le but, mais j'ai quand même raison ! Se venta-t-il.
- Sasuke ne coucherait jamais avec une fille qui l'a fait avec son frère !
- Dans un sens, j'suis pas Sasuke, et j'suis pas sa vie sexuelle donc m'en fous, tu vois.
- Quatre zéro pour Suijetsu, arbitra Juugo.
- C'est tout le temps comme ça ? Interrogea Gaara.
- Oui, mais là encore c'est calme, soupira-t-il, mais s'ils continuent je les bute que Sasuke le veuille ou non, menaça-t-il d'une voix de psychopathe à l'intention de ses partenaires qui s'arrêtèrent sur le coup.
Le soir était tombé sur Konoha, Naruto était assis au comptoir d'Ichikaru. Le gérant du restaurant avait été tellement heureux de retrouver le shinobi qu'il l'avait pris dans ses bras et ne l'avait pas lâcher pendant au moins cinq minutes, minutes que ce dernier avait pu trouver longues car il se faisait étouffer. Il donna au patron les dernières nouvelles, et les raisons pour lesquelles il était de retour. Le blond gardait les bras croisés, et ne commanda rien au vieil homme.
- Naruto ? Tu ne veux rien ?
- Hein ? Quoi ? Demanda-t-il en sortant de ses rêves. Rien pour l'instant, j'attends quelqu'un.
- Une fille ?
- Euh... ouais...
- Ah, j'te retrouve enfin ! Se réjouit le restaurateur. C'est sans doute Hinata ! Au faite, comment vas-t-elle ? Je ne l'ai pas vu depuis votre retour.
- Elle est assez occupée, d'ailleurs voilà pour vous, annonça Naruto en sortant une enveloppe.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Une invitation, mais si voulez des détails, attendait que je sois parti pour la lire. J'ai failli mourir asphyxié tout à l'heure, plaisanta-t-il.
- Ok !
- Bonsoir Naruto, salua une voix en dégageant les rideaux du restaurant.
- Hokage-sama, paniqua le patron, que voulez-vous dîner ?
- Rien, merci.
Tsunade s'installa à côté du blond, elle l'observa et voyait à quel point il avait changé cette dernière année. Il n'est plus aussi sur existé, là, il est calme, les bras croisés, regard vers le bas avec une mine sombre. Comme cela, on pourrait croire qu'il pleure quelqu'un. Toujours en gardant son regard sur ses mains, il lui apprit :
- J'ai vengé ero-sennin, Pein est mort...
- Quoi ? Tu... tu as réussi, décomposa-t-elle sous le choc.
- Hum, si le vieux batracien ne m'avait pas enseigné les techniques des ermites et Kakashi, le contrôle de mon infinité avec le vent, je n'y serai pas arrivé, expliqua-t-il.
- Merci, merci pour tout... Naruto, bafouilla avec une voix aigue l'Hokage.
Le jeune homme se décida donc de la regarder. Elle pleurait. De joie sûrement. Et de soulagement car lui était en vie. Il posa sa main sur l'épaule de la femme et reprit son attitude habituelle.
- Hé, la vieille, je considérai ce vieux pervers comme mon grand-père, j'étais obligé de le venger ! Se justifia-t-il joyeusement avant de reprendre un air plus sombre, il te manque ?
- Oui, c'était mon ami, mon meilleur ami, se calma-t-elle. Tu sais, Jiraya te considérait comme son petit-fils et pareil pour moi.
- Je sais grand-mère !
- Naruto, l'appela Tsunade en s'essuyant les yeux, tu as tout pour être le prochain Hokage.
- Quoi ? S'écria-t-il.
- Tu es un ninja très puissant, ta volonté à vouloir protéger le village est forte, et ta façon de considérer ton nindo, je pense que tu serais bien meilleur Hokage que moi ou que les précédents !
- Merci Mamie, sourit-il, mais je me vois dans l'obligation de refuser l'offre.
- Mais c'est ton rêve ? Demanda la femme avec surprise en l'attrapant par le col. Pourquoi ? Pourquoi ne veux-tu plus maintenant alors que tu peux ?
- Tu l'as dis toi-même Mémé, j'ai la volonté de protéger ce village, donc je dois faire passer le bien de Konoha avant mon propre rêve d'en être le chef. Donc je dois retourner aider Sasuke pour vaincre l'Akatsuki dès qu'il me fera signe.
- Tu comptes y retourner, analysa-t-elle en le libérant.
- Oui, dans l'après-midi, un clone de Sasuke est venu m'expliquer des choses assez déconcertantes.
- Quelles genres ?
- Je ne peux rien te dire, moins de personnes sont au courant, et mieux c'est. Mais je sais maintenant que notre renvoi au village n'est que temporaire, enfin pour ceux qu'ils veulent retourner au combat.
- Tu sais quand abandonnant ton rêve de devenir Hokage pour protéger le village, tu mérites encore plus le titre !
- Je ne pense pas...
- Bon, on verra à ton retour. Des ramens ? C'est moi qui paye !
- Au porc, merci, accepta-t-il tristement en repensant à l'avant-dernière phrase de sa supérieure.
- Ok, donc deux ramens au porc ! Commanda Tsunade.
- Ça marche Hokage-sama ! Répondit le cuistot.
Ils pensèrent leur soirée à rappeler tous les bons moments passés à Konoha. Naruto parla aussi des quelques années doctes amusantes de la Hebi comme Karin se faisant ridiculiser par Suijetsu ou encore le gag de sa demande en mariage à Hinata qui avait mis trois jours à aboutir car il était, à chaque essai, interrompu. Il raconta aussi les fois où ils s'exerçait à sa demande pour Hinata avec Sasuke et que celui-ci imitait la brune en faisant de semblant de s'évanouir ou alors en s'enfuyant en courant et en criant « Naruto me demande en mariage, au secours ! ». Le restaurateur s'était un peu joint à eux et avait rappeler à Naruto, une des fois où il a terminé en caleçon devant son établissement car il cherchait un bon de ramens gratuits.
Quand les deux ninjas sortirent du restaurant, le jeune homme demanda :
- Grand-mère, pourrais-tu me conduire jusqu'à l'autel la semaine prochaine ?
- Te conduire jusqu'à l'autel la semaine prochaine, répéta-t-elle pour mieux comprendre, attends, est-ce que ?
- Oui, la semaine prochaine je me marris avec Hinata !
L'Hokage prit Naruto dans ses bras. Il répondit à l'étreinte, la femme avait posé sa joue sur le côté de la tête du jeune homme.
- Oui, je t'y accompagnerai, mon petit-fils, pleura-t-elle.
- Merci Mamie, fit-il en fermant les yeux.
Coucou ! Et oui la suite est arrivée plus vite que prévu ! Et je suis sûre que vous en êtes ravis ^^ moi personnellement je résume ce chapitre en trois mots : sexy, rigolade et émotion. Sexy par rapport au début avec Sasuke et Sakura, rigolade avec Karin, Suijetsu et les autres, et émotion pour Naruto ! Enfin j'espère que vous avez apprécié ce chapitre autant que moi j'ai adoré l'écrire.
Bisous à tous, et cette fois-ci, la suite sera pour septembre, mais j'ai eu tellement de commentaires avec des pleures que je ne pouvais pas vous laissez comme ça ! XD
Bon, je crois que c'est le bisou final de ce monologue !
À bientôt pour la suite !
PS : Il pourrait y avoir une chance d'un chapitre 11 en avance, mais il me faut un moment, vous le verrez au plus tard vendredi 25 juillet !




